Publié dans Alaska 2018, Ouest Canadien 2018

Jour 48 – J’entends hurler les coyotes!

C’est bon le silence.  C’est rare le silence.  Il viendra ce soir, je pense.  À moins que les coyotes hurlent toute la nuit et que les criquets fassent de même.  Et je les entends déjà à ce moment-ci alors que le soleil pudiquement se cache derrière la petite colline au Parc national des Prairies où je suis installée pour un jour ou deux.  C’est fou ces hurlements des coyotes… Il commence à faire nuit… ça promet d’être noir!!  Merci à Mario P. de m’avoir dirigé vers cet endroit!

Village d’Eastend (sud de Saskatchewan, oasis niché dans une vallée.

203 km – Total 14 309 – Je suis dans ma bulle de voyage aujourd’hui autant que je l’étais le 20 juillet.  Je ne suis pas en mode retour, je suis toujours sur mon parcours. Et j’apprends lentement à vivre – et comprendre,  le moment présent. Aujourd’hui pourrait être le Jour 1 de ce voyage de la quête du moment présent.  Qu’ai-je fait déjà aujourd’hui…

Tournée dans les petits rangs autour d’Eastend. Mado rencontre ses premiers chevaux! 🙂

8:45 – Je laisse un message au T.Rex Discovery Centre.  Lorsque j’y suis passée hier vers 16:45, il y avait une affiche indiquant que le musée est fermée depuis le 4 septembre et qu’il est possible de le visiter sur rendez-vous.  Alors je tente ma chance.  Comme je termine de laver Henri au lave-auto, mon téléphone sonne, c’est le musée. Wendy est sur place, elle m’attend!

Voici Scotty! Le Tyrannosaurus rex jamais mis au jour en 1994. Cette découverte fit la renommée d’Eastend. C’est quand même excitant de savoir que j’ai dormi là où un ou des t-rex ont marché!!

J’ai Mado avec moi, donc je ne veux pas trop traîner au musée.  Il fait chaud et je crains que la température ne monte trop dans la voiture.  Comme elle va peut-être être payante un de ces jours, il faut que j’en prenne soin!! Hahaha!

Je pars plus tard que prévu de Eastend, ayant amené également Criquette au lave-auto.  Un autre arrêt à la station d’essence où j’échange quelques mots avec la dame dans le dépanneur.  Je lui demande comment est la vie à Eastend:

– Fantastique!!
– Vraiment??
 Oh oui!  Le seul inconvénient c’est le gel la nuit qui débute plus tôt qu’ailleurs.  Parce que nous sommes dans une vallée.  Il faut juste couvrir son jardin.  C’est tout!
–  Êtes-vous née ici?
–  Oui!  Et j’y reste!!

C’est le même phénomène qu’à Drumheller, un autre Badlands.  C’est froid la nuit, chaud le jour. Climat très sec.  Ces régions ne sont pas entourées de montagnes,;elles sont plutôt plus basses que le relief naturel.  Donc on descend à Drumheller, à Eastend, alors ce sont des plaines partout autour.  Je lunch dans un petit resto asiatique et je prends la route vers Val-Marie pour le Parc national des Prairies.

Un bison solitaire au Parc national des Prairies

13:30 – Je prends la route 13 et ensuite la route 4.  Ça me rallonge un peu, mais j’éviterai ainsi les routes de gravier.

16:30 – Hahaha…. Je me tape une trentaine de kilomètres de travaux solides!  Gravier, terre, goudron, de tout!!  Même en arrivant au village de Val-Marie, il y a des travaux tout autour.  Étonnant, toutes les routes du village sont en gravier.  Alors tout est beige, partout!  🙂  Un signaleur des travaux m’ouvre l’accès pour le bureau de Parc Canada pour me renseigner sur l’hébergement.

17:00 – Je roule un autre 22 km de gravier dans le parc pour me rendre au camping.  Juste un peu de planche-à-laver… légère… pour vêtements délicats! 🙂  Les lieux sont particulièrement de beauté sauvage.

Pendant des siècles, les prairies étaient le domaine de peuples autochtones, dont le mode de vie était rythmé par les migrations des bisons.  Ces peuples sont arrivés l’un près l’autre:  les Gros Ventres, les Assiniboine, les Cris, les Pieds-Noirs et les Sioux.  Ils ont laissé des couloirs de rabattage du bison, des pointes de flèches et des cercles de tapis, qui sont encore visibles aujourd’hui. (Parcs Canada)

Troupeau de bisons sauvages… en réunion!

Les terrains de camping ont été aménagés là où existaient autrefois des homesteads.  On ne le devinerait pas aujourd’hui, mais il y avait autrefois dans ces lieux des vaches, des enclos, des hangars, des champs de foin et différentes espèces de bétail.  Nous avons choisi ces endroits pour éviter de perturber les plantes indigènes des prairies. (Parcs Canada)

On traverse un secteur où vit une colonie de chiens-de-prairie.  Ils sont partout!! Par centaines!  Mado capote! 🙂

 

Le parc national des Prairies est un milieu sauvage où il y a peu de services.  Soyez bien préparé! Sachez qu’il y a dans les prairies très peu d’eau et d’ombre, des animaux sauvages comme des bisons et des serpents à sonnettes, des feux de forêt et des tempêtes, et qu’il peut être difficile de retrouver son chemin. (consignes de Parc Canada) 🙂

Magique!!

 

Auteur :

Passionnée de voyages et de photographie

8 commentaires sur « Jour 48 – J’entends hurler les coyotes! »

  1. Comme à l’habitude, tu nous régale de tes aventures. Ici à Longueuil, les coyotes sont plus tranquiles dans le parc Michel-Chartrand. Bonne continuité.

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  2. Bonjour Louise,
    C’est la première fois que je t’écris. Je te suit depuis le début mais j’étais toujours en retard. Maintenant je suis à jour 🙂
    Merci pour ton immense générosité de partager ces belles images et tes superbes textes, j’ai vraiment l’impression de voyager avec toi, Mado, Henri et Criquette…et de vivre un beau trip!
    Merci et bonne continuité!
    Isabelle

    J'aime

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