Publié dans Alaska 2018, Ouest Canadien 2018

Jour 49 – Pis j’écoute du country!

Je reste un jour de plus ou je pars? Il y a des jours où c’est un peu déchirant de partir.  Le parc est immense et il y a des circuits à faire en auto, de plusieurs dizaines de kilomètres, pour profiter de vues uniques, époustouflantes selon les goûts. Au moment où je branle dans le manche, deux employées du parc arrivent pour vider les poubelles, etc.  Je mets mes chaussures et pars à leur rencontre.  J’aimerais faire une partie de la boucle de l’arrière-pays, mais pour éviter de revenir sur mes pas, je partirais avec le team.  Est-ce que l’état de la route le permet?  On m’assure que oui, car il ne pleut pas.  La pluie rend cette route impraticable. J’en ferai donc environ la moitié, car je prendrai à mi-chemin sur cette piste de l’arrière-pays, la direction de Mankota pour rejoindre ensuite la route 13 vers le Manitoba.  Je sais que je raterai les paysages les plus fabuleux, mais bon… je reviendrai alors! 😉

264 km – Total: 14 573 km –  11:00 – La piste est en très bonne condition! Quel bonheur de rouler sur cette piste de l’arrière-pays.  Ici pas de poteau électrique, pas de panneau de signalisation, mais du signal cellulaire presque partout! 🙂  Et ça sent bon!  Il fait chaud et un vent soutenu m’oblige à bien tenir ma caméra.  🙂 Je m’arrête fréquemment.  Une piste à perte de vue, un ruban que je souhaite infini tant il est beau!  Je voudrais que jamais ça se termine.

12:15 – Le secteur offre beaucoup de reliefs:  vallons et collines – et c’est toujours de belles surprises qui m’attendent au-delà de ces collines.  Certaines montées et descentes donnent le vertige!!  Et pis j’écoute du country!!  Ça « fit » avec le décor et l’ambiance des lieux!!  Quand on y pense, il serait indécent d’écouter toute autre musique que le country, mis à part le silence.

Chien-de-prairie à queue noire – On le peut distinguer facilement du spermophile (non, ce n’est pas quelqu’un spécialisé sur le sperme, mais bien un autre spécimen du genre) vu qu’il fait deux fois sa taille.  Les chiens-de-prairie sont hautement sociables et vivent en grandes colonies. (Source: Parc national des Prairies)

Enfin, je te capture le portrait debout!!

Le putois d’Amérique n’est pas le premier animal à être réintroduit dans le parc national des Prairies.  En décembre 2005, après une longue absence de 120 ans, le bison des plaines a été réintroduit dans le parc.  Les bêtes proviennent du cheptel bien établi du parc national du Canada Elk Island.  Le troupeau de plus de 350 bêtes qui errent aujourd’hui dans la vaste prairie sauvage est de retour au bercail. 

J’ai pu les observer pendant un moment ce matin. J’ai compris la source du nuage de poussière au loin hier dans un autre troupeau. Le bison se roule par terre soulevant ainsi un gros nuage de poussière.

Bison ou buffle?  Quelle est donc la différence? En termes simples, le mot bison est le bon terme pour désigner le plus gros mammifère terrestre d’Amérique du Nord.  Il est vrai que le bison ressemble à ses cousins, le buffle d’Asie et en Afrique, mais il s’agit d’espèces différentes.  De nos jours, il existe trois sous-espèces de bison dans le monde.  On trouve le bison d’Europe en Pologne et dans certaines régions de l’ancienne Union soviétique.  Le bison des plaines et le bison des bois ne se trouvent qu’en Amérique du Nord.  Le parc abrite le bison des plaines. (Source: Parc national des Prairies)

12:50 – Je reviens dans la civilisation.  La piste s’élargit pour devenir une route de gravier.  Excellente condition.  Full poussière.  Les vaches et boeufs ont remplacé les bisons. J’ai choisi de traverser la Saskatchewan via la route 13 plutôt que par la transcanadienne, la route 1.  Et je ne le regrette tellement pas! J’ai, depuis hier et aujourd’hui une overdose d’un tas de « petites beautés cumulées ». J’ai fait un parcours qui m’a menée de surprises en étonnements.  Si on me demandait quel endroit m’a le plus touchée à ce jour dans ce périple, ce serait la Saskatchewan. Et pis j’écoute du country!!

Au large sur une mer dorée, un îlot de verdure, radeau à la dérive.

14:25 – Je capote!!  Je savais qu’il était possible d’apercevoir cet animal dans le Parc national des Prairies; mais là je suis bien loin du parc!  Je roule sur la route 13 en direction du Manitoba et tout à coup ,après avoir croisé un gros fardier de grains, j’aperçois dans le fossé à gauche ce groupe d’antilocapres!!  J’en avais vu qu’en photo!  WOW!!  Je freine assez brusquement et mets les feux d’urgence, ce qui comporte toujours un certain risque car si un véhicule me suit à une distance normale, je ne le verrai pas dans mes miroirs à cause de la roulotte.  Autre risque:  il n’y a pas d’accotement sur la route 13.  Ou très peu… pour vélo, peut-être! 🙂  Anyway, c’est pas vrai que je vais rater cette chance de les photographier, de les observer!!

L’antilocapre mâle et femelle sont les seuls à avoir des cornes fourchues dans le monde.  L’antilocapre peut courir beaucoup plus rapidement que le cerf, jusqu’à 100 km à l’heure pour échapper aux coyotes.  On le trouve dans les pâturages ouverts, il broute les taillis de sauge, le sarcobate vermiculé et les cactus au fond de la vallée.  Clôtures:  l’antilocapre se faufile sous les clôtures alors que le cerf saute par-dessus!  En 1926, moins de 300 antilocapres ont survécu à l’hiver rude.  Aujourd’hui, de nombreux antilocapres se trouvent dans le parc national des Prairies. (Source Parc national des Prairies)

Je remonte dans l’auto en riant de joie!!  J’en reviens pas!  Nous nous sommes observés pendant de longues minutes avant que le troupeau (6) s’éloignent tranquillement dans ce champ fraîchement coupé.

Le peu de circulation est attribuable aux gros camions et autres fardiers transportant les céréales fraîchement récoltées.  J’assiste à un ballet de moissonneuses-batteuses et autres machines oratoires: c’est l’heure de remplir le grenier.  Fréquemment, le chauffeur d’un pickup m’envoie un salut de la main.  Ça me fait plaisir! 🙂

16:30 –  Je m’arrête à Ogema, Saskatchewan.  Je voulais me rendre à Weyburn, mais sans avoir roulé beaucoup de kilomètres, j’ai passé beaucoup d’heures sur la route.  J’ai bretté en masse! 🙂

Je croise par hasard la responsable du camping municipal à l’épicerie au moment où je paie mes achats. Je demande à la caissière si le camping municipal est encore ouvert.  Elle interpelle une dame debout à côté de l’autre caisse, Sandra, et lui demande si le camping est ouvert.

Ben oui! Et c’est moi la responsable!
– Ah parfait!  Je me dirige vers elle.  Est-ce qu’il y a l’électricité et l’eau?
Ouiiii!
– Combien pour une nuit?
25$
– Parfait! J’ouvre mon porte-feuille et lui demande si elle prend Mastercard.
Noooon! roulant de grands yeux. Je n’ai pas le bidule de paiement. Juste comptant.
– Il me reste peu d’argent canadien.  Mais j’aimerais bien écouler mon argent américain.  Je sors un billet de 20 dollars. – Est-ce qu’avec 20$ US on est en business? Elle prend le billet.
Oui on est en business!  🙂

Sandra me demande ensuite de la suivre jusqu’au camping pour m’indiquer le meilleur emplacement du parc.  🙂

Pis la buanderie est gratuite!  Profitez-en!
– D’accord!! J’vais faire une couple de brassées!

19:00 – Pis j’écoute Radio-Canada Première.

 

Auteur :

Passionnée de voyages et de photographie

8 commentaires sur « Jour 49 – Pis j’écoute du country! »

    1. Merci Diane! C’est cute ça: un compostelle en Criquette! Cet endroit deviendra définitivement plus fréquenté suite à l’article dans la Presse récemment. Mais par les amoureux de longues journées en nature, désireux de côtoyer cette faune sauvage et pas sans risques.

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    1. Yééé! Et ce qui est intéressant avec RCP, c’est que je l’écoute via le web dont je mets la région et ça me permet d’avoir les nouvelles et entrevues locales: BC, Alberta, Sask, etc. Mais dans l’auto via la radio satellite, c’est RC de Montréal seulement. xxx

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  1. Quel talent de conteuse tu as Louise! On a hâte que tu reviennes mais, en même temps, on voudrait que tes récits ne finissent jamais. Donc je savoure chaque instant de lecture comme tu le fais sur la route. XX❤️❤️

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    1. Je fais un peu de vidéo en route avec mon iPhone monté sur le pare-brise. Le transfert est tellement lourd en data (déjà je bouffe 6 Go par mois en cours de voyage pour le transfert de mes images sur le blog), puis dès qu’il y a un fond de musique dont tu n’as pas les droits d’auteur, iTunes les bloque. Ce qui est correct.

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