Jour 2- Arrivée à Huahine via Papeete

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Samedi, 12 novembre – Arrivée à Tahiti – Retard de 45 minutes au départ de Los Angeles, arrivée à Tahiti à 7h10 plutôt que 6h20. Ouf, quelle chaleur humide en débarquant sur la piste goudronnée. Longue attente d’une heure aux douanes, sans climatisation… Rien de mieux pour anticiper votre prochaine douche comme étant la plus belle chose que vous n’ayez jamais vécue.

Enfin je peux passer à la petite salle du carroussel pour retrouver ma valise abandonnée à Dorval et – ouf… elle est là et – 2e ouf… elle n’a pas été ouverte. J’ai tout juste le temps de me diriger vers l’enregistrement de mon vol intérieur vers Huahine. Une dernière sécurité, les portes s’ouvrent… et WOW! Quelle surprise, tante Hélène est là, accompagnée d’une autre religieuse, S. Agnès. Elles devaient pas être là! Elles me couvrent de deux colliers de fleurs au cou et un autre sur la tête! On s’étreint, on s’embrasse! Je suis tellement surprise et heureuse de voir tante Hélène que je ne pense pas à nous faire prendre en photos. On rit de tout coeur toutes les deux, elle semble bien fière de son effet de surprise. Elle me dit qu’il fallait quelqu’un pour bien m’accueillir en Polynésie. Ça me touche… beaucoup! J’en profite pour lui remettre tous les médicaments et vitamines. Et on rit bien de ma courte frousse aux douanes.

Elle est la même que j’ai vue il y a 30 ans au Monastère des Clarisses de Lennoxville, à la veille de son départ pour Tahiti, pleine de joie de vivre, vive et enthousiaste, petite, délicate, un tantinet gamine espiègle. Mais, c’est FOU ce qu’elle ressemble à mon père: yeux, expression, mouvements, etc.! Et me voilà à trottiner dans ce tout petit aéroport entre deux religieuses, et tante Hélène me tenant par la main ou peut-être est-ce moi qui lui tient la main…! Je suis très émue… On se voit à peine 20 minutes, peut-être moins, je ne sais plus. Je lui parle un peu de Papa, son frère. Mozusse, je dois m’enregistrer, passer la sécurité, etc. Mais quelle rencontre, au-delà de mes espérances. Puis me voilà, sonnée, dans une autre salle en attente de mon prochain vol à me demander si je les ai bien rencontrées. J’ai les colliers de fleurs pour en témoigner. Je me surprends à chercher ma tante et S. Agnès des yeux. J’aurais pu attendre quinze minutes avant de passer la sécurité…

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Une heure plus tard, je suis à Huahine chez Lolita et Tutea. L’OPT étant fermé les samedis et dimanches, je ne pourrai avoir mon iPhone et connection internet avant lundi… pas grave; en fait rien n’est grave tant que j’ai pas pris ma douche. Y’a pas d’eau chaude? Encore moins grave! Le lunch est excellent. Je vais marcher le long de la baie. Quelle chaleur! Pourtant il y a beaucoup de nuages, mais le soleil les repoussent tout autour de lui pour mieux me taquiner en me pinçant la peau de ses rayons: Maeva en Polynésie! Je vois des mangroves rouges (ici appellée palituvier), ça va rappeler des souvenirs costaricain à André) et une espèce de héron qui pêche (allez, à tes bouquins Gaétan, car mes hôtes n’en connaissent pas le nom – regarde tout juste au centre de la photo).

Mangroves rouges et héron - Cliquer pour agrandir

Je reviens à ma chambre (en fait notre chambre – je reviendrai là-dessus) pour me couvrir de protection solaire. J’en avais pas mis depuis 20 ans minimum! C’est vous dire l’intensité de Galarneau. Et c’est finalement vers 15h que je succombe à la sieste sous l’insistance de la vahine.

Fleurs de tahiti tiare - Cliquer pour agrandir

Je retourne marcher avec mon hôte qui m’enseigne l’histoire de l’île. Huahine signifie « sexe de la femme« . Elle me montrera un peu plus tard où est situé le vagin de la femme… sur une carte évidemment… entre les 2 îles – encore évidemment! Huahine, une des îles Sous le vent (près de Bora bora) de l’archipel des Îles de la Société, se compose de deux îles: Huahine Nui, la plus développée, rassemble l’essentiel des infrastructures touristiques, tandis que Huahine Iti présente un caractère résolument sauvage, avec à peine une poignée de hameaux. C’est là où habite Lolita, dans la baie de Maroe, dans le hameau du même nom.

Bite de Hiro - Cliquer pour agrandir

Elle me présente la bite de Hiro (que je vois de mon lit :-)), dieu des voleurs, les triplets et la femme enceinte. Et il y a aussi la montagne en forme de chien.

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J’ai mon lit dans une chambre commune avec plusieurs lits disparaissant sous les coussins, partagée par Lolita et moi (je pense qu’elle a shippé son conjoint dans une autre chambre le temps de mon séjour ici), sur une terrasse ouverte aux quatre vents, et il vente fort aujourd’hui, la nuit sera donc fabuleuse. Elle me rassure: ici pas de serpent, scorpion, lézard, mais des milliers de crabes creusant des trous énormes, mais un « produit » les fait fuire de la terrasse… En soirée, je m’installe à l’extérieur sous un cocotier pour écrire ces quelques lignes, entourée de fleurs aux parfums vraiment envoûtants, face à la baie et il va de soi, sous les étoiles, lorsque j’entends marcher près de moi, près de ma table… crick-crack… Wouaaaaa, deux énormes crabes qui s’avancent vers mes orteils!! …Pourtant il me semble pas avoir crié si fort… Quoi qu’il en soit, les deux bestioles s’enfuient en courant -de côté- (c’est marrant à voir) et Lolita rapplique en courant… mais pas de côté! Hahaha! J’ai pas eu peur, mais ils m’ont fait sursauter pas à peu près! 🙂

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Trous de tupa (crabe de terre)

Lolita m’offre d’aller pêcher. Pêcher? Ben… pourquoi pas! On se rend au quai en face, également le lieu de rassemblement des jeunes du hameau. Il fait tellement noir, mais quelques minutes plus tard, une lune lumineuse et rayonnante débute sa nuit tout juste à l’est (au-dessus de la bite de Hiro), me rassurant pour ne pas chuter en bas du quai. Elle me remet donc un rouleau de fil de pêche avec à son extrémité, une petite pesée et un hameçon tellement petit qu’il me semble que seul un mené pourrait s’y intéresser!

Et nos appâts Lolita? Des vers?
Non!me répond Lolita avec une moue dédaigneuse. – Je déteste chercher les vers. Elle plonge sa main dans sa grande chaudière et en ressort une grosse cuisse de poulet bien dodue et bien congelée!
– (Je m’esclaffe!) Ouais, c’est le luxe ici pour la pêche aux petits poissons. Que pouvons-nous pêcher ici dans la baie?
Des bleus!
… C’est quoi des bleus?
Ces petits poissons que tu vois (n’oublions pas que l’eau ici est cristalline), mais il y a aussi des gros bleus.

Alors me voilà à gosser un morceau de chair de poulet avec un couteau non-tranchant… grrrr.. Si j’me tanne, j’vais me servir de mes dents!! Pendant ce temps, Lolita attrape deux bleus liliputiens qu’elle doit remettre à l’eau – agonisants. C’est que c’est douloureux de se faire arracher un hameçon de la gueule!

Et toi Louise, ça mord pas?
Non, j’attends LE gros poisson, lui dis-je un peu narquoise (genre baveuse).

Pour le moment, ce que je prends ce sont des coraux où mon hameçon s’accroche sans arrêt. Hey, hey…ooooohhhh woooow, ça mord ET c’est gros c’est sûr!

Rappelez-vous que je pêche avec un fil seulement que je tiens entre mes doigts et que c’est coupant quand quelqu’un ou quelque chose tire dessus. Motivée par mes cris de joie et de douleur, Lolita empoigne mon fil de pêche et tire la bête de l’eau! Oui, j’ai une photo -côté carnage, mais la bête fait au moins… 10 pouces, quand même, et est platte, ça ressemble à de la plie, c’est un rouget. Mais mon hameçon est au fond de l’estomac du poisson. On tire et tire, rien à faire. Lolita prend son couteau – qui coupe pas – et commence à zigouiller la pôôôvre bête qui gigote dans tous les sens, m’obligeant à mettre mon pied dessus. Un des chiens de mes hôtes nous accompagne. Les bruits secs des os qui craquent sous la férocité du couteau dans les mains de la vahine et la queue du poisson qui claque sur le quai, font pleurer et hurler le chien de douleur à vous fendre le coeur! J’en suis interdite!! Après d’interminables minutes d’une boucherie sanglante, on récupère mon minuscule hameçon dans la chair du poulet… j’ai la nausée et le coeur déchiré par les pleurs bien réels du chien et l’agonie du poisson.

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The day after…

Il est bien gros ce poisson, suffisamment pour un repas. On va te le faire griller demain, me dit Lolita toute fière.

Ah oui? Vraiment? Bien…, merci beaucoup… J’ai assez pêché. Je vais aller au lit – suis un peu fatiguée.

D’accord, va au lit Louise, car demain lever à 5h, tout juste après le coq. Pourquoi? C’est que demain c’est dimanche, jour du marché public, jour où les habitants apportent légumes, fruits et poissons pour la vente. Tous les habitants de l’île y seront, alors si tu veux voir ça et faire des photos, c’est que demain pour toi car tu quittes Huahine mercredi et il faut y aller tôt – 6h, car dès 9h les gens vont au temple.

Parfait, j’irai avec vous! Bonne nuit!

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2 réflexions au sujet de « Jour 2- Arrivée à Huahine via Papeete »

    Bertrand Houle a dit:
    15 novembre 2011 à 23 h 16 min

    Salut Louise, C’est un vrai plaisir que de te suivre pas à pas si loin de nous.
    J’avais ecrit un commentaire mais je crois qu’il n’est pas resté.
    J’espère que celui-ci sera conservé.
    Au plaisir de te lire à nouveau.
    Mille bisous xxx

    J'aime

    Lucie RAtelle a dit:
    15 novembre 2011 à 20 h 44 min

    Bonjour Louise chanceuse 🙂 les fleurs blanches sont du tiare qui sent si bon . Tu pourras à Papetee en acheté des tis pots de crème de tiare qui sent si bonnnnnnnnnnnnnnnnn j’encore l’odeur dans le nez jamais vu une fleur aussi odorante 🙂

    Bonne continuation de voyage 🙂

    J'aime

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